Sans Titre


Main

Accueil
Mon Profil
Archives
Amis

Categories


Liens

Visitez le Vietnam

Ce dossier, numéro de référence 43-802, est divisé en cinq parties. Il contient des centaines de fiches, de notes, de rapports en tout genre. On y apprend même que «Cheikh» a suivi un stage de formation à la lutte clandestine ! Ces documents ne sont pas de Ben Barka en personne, mais de ses contacts, soucieux de mettre noir sur blanc tout ce qu’il leur confiait. Si le sous-dossier 43-802-030, concernant le mode de rémunération, a été détruit, le reste des archives montre que le leader de l’opposition marocaine a été rétribué pour ses activités. Elles le présentent aussi comme un «agent d’influence», chargé notamment d’inciter les dirigeants du Moyen-Orient à s’aligner sur les positions de Moscou et non sur celles de Pékin.

 

Bien sûr, on peut comprendre que cet homme de gauche ait entretenu des liens politiques avec les pays «amis» ; il ne faisait d’ailleurs pas mystère de ses sympathies idéologiques. Bien sûr, il faut également se replacer dans le contexte de la guerre froide et des poussées de fièvre révolutionnaire à travers le monde ; Ben Barka, comme d’autres, avait besoin d’aide pour parvenir à ses fins. De là à imaginer pareille proximité...

 

A notre connaissance, cette collaboration avec la Tchécoslovaquie n’a jamais été mentionnée dans les ouvrages consacrés à Mehdi Ben Barka. Ses 11 séjours à Prague n’ont pas davantage retenu l’attention. «Je pense que les services occidentaux ont été au courant, précise Petr Zidek, mais qu’ils ont laissé faire parce qu’ils y trouvaient leur compte.»


Posté à: 11:53, 9/08/2007
commentaires (0) | Lien